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Cette nouvelle sélection fait la part belle à la musique électronique, à quelques nouveautés ainsi que d’autres incontournables.
Les vrais coups de coeur de Sgen à découvrir d’urgence:
* Six Organs of Admittance: une méditation acoustique planante et saisissante
* Stuck in the Sound: du brit-rock mais français – et en mieux
* Bright Eyes: le multi-instrumentiste Conor Oberst et ses accolytes transcendent folk, alt country et chanson intimiste – un bijou
Je laisse la Rata faire son choix, et vous le vôtre.
Le choix de la Rata
Cette modeste contribution arrive avec une petite longueur de retard, ayant fêté ma nomination comme il se doit… Mes choix sont sans surprise, je reste encore et toujours fan de bon son britannique. Puisque je m’en vais chez les Anglois la semaine prochaine, je ferai mon habituel pèlerinage chez Fopp, où je me procurerai:
1. Des grands classiques:
- ”Station to station” et “Low” de Bowie, c’est-à-dire deux des trois albums qu’il a composés à Berlin à la fin des années 70 (le troisième étant “Heroes”) et qui marquent son virage vers un rock plus froid, plus désabusé (post cure de désintox, pour tout vous dire), avec de nombreuses expérimentations électro. Comme tout ce que fait Bowie avant et après les années 80, c’est magnifique.
- Wire, “Pink Flag”: classique un peu, voire franchement oublié. Un monument du post-punk.
- The Jam, “In the City”: un des meilleurs groupes anglais des années 60-70. Ils avaient osé remettre l’esthétique mod (the Who, the Faces, Rod Stewart première période) au goût du jour en pleine période hippie, fallait oser. très célèbres en Albion, ils le sont à peine en France. Petite pensée pour mon pote Anthony M., qui est un de leurs plus fervents admirateurs.
- Morrissey, “Vauxhall and I”: oui, Morrissey a eu une vie et une carrière après les Smiths, qu’on se le dise. On pourra lui reprocher ses poses, ses envolées lyriques et sa voix qui se permet toutes les audaces, mais je n’en ai cure. Je suis amoureuse de Morrissey, un point c’est tout.
- “Darklands” et “Psychocandy” de The Jesus and Mary Chain. N’oublions pas l’Ecosse essevépé.
2. Des nouveautés prometteuses: et notamment le dernier Bat for Lashes, “Two Suns”. Quelque part entre Bjork, Feist et Cat Power. Si, si.
3. Un disque américain: le “Live at the Fillmore East” des Allman Brothers. Superbe blues-rock sudiste, mmmm!
Je reviens de Berlin et je m’en remets difficilement. Imaginez une ville toute de verre et de béton parée, où les squats succèdent aux bâtisses Art Déco sans que personne ne s’en émeuve, et où les Burger King poussent plus vite que des champignons atomiques…
Vous comprendrez ma difficulté à retrouver le plancher des vaches. C’est pourquoi aujourd’hui je m’offre un plaisir musical totalement gratuit avant de repasser aux choses sérieuses. Il y aura du lourd en ce début de printemps: de la pop chinoise eighties, des icônes gay italiennes, de la samba teutonne et des valses dont on se demandent ce qu’elles deviennent.

on en a dans le crâne