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In nomine Patri et Filii et Spiritu Sanctu, amen. Voilà l’album “Horses” de Patti Smith en entier, rien que pour vos petites cages à miel. Cliquez donc sur le lien ci-dessous. Mention spéciale pour “Redondo Beach”, qui réconcilie les amateurs de rock et de reggae, et “Elegie”, qui vous mettra la larme à l’oeil. Premier album de la belle, il est considéré comme l’une des pierres angulaires du punk-rock US – même si Patti Smith déteste l’étiquette de “prêtresse du punk” qui lui colle à la peau depuis, se considérant davantage comme une poétesse/performeuse, ce qu’elle est sans aucun doute. La pochette non moins mythique est signée Robert Mapplethorpe, ancien amant de la dame, pape de la photo plus ou moins coquine (mais toujours magnifique) en noir et blanc . Paix à son âme. Spéciale dédicace à Pey de Garros, et à Sgenmaster, qui ont eu la chance de voir la dame en chair et en os. Lucky buggers.

“Horses” (Complete Album 9 Tracks) – Patti Smith

Playlist
1. Gloria
2. Redondo Beach
3.Birdland
4.Free Money
5. Kimberly
6. Break It Up
7. Land: Horses – Land Of A Thousand Dances – La Mer (De)
8. Elegie

… telle est la question qui ne tarde jamais à émerger au beau milieu d’une conversation entre amateurs de rock… et qui peut aller jusqu’à la dispute, c’est du vécu. Que les choses soient claires. Je n’ai rien contre les Scarabées ni contre les Pierres Qui Roulent, bien au contraire. Mais la vérité m’oblige à le dire, entre les Stones et les Beatles, j’ai choisi les Who. Qui, outre la réunion de quatre musiciens  de talent (Roger Daltrey au chant, Pete Townshend à la guitare et aux compos, John Entwhistle à la basse et Keith Moon à la batterie, paix à son âme) se caractérisent par un son plus proche des futurs Led Zep que de l’ère hippie qui les avait vu naître. C’est assez flagrant quand on écoute le Live à Woodstock 1969 (qu’on n’a injustement pas inclu dans notre discothèque idéale, zut), puisqu’au milieu d’une programmation, au demeurant excellente, fleurant bon le retour du Népal, les Who donnent un concert au son brut, voire même (oserai-je?) violent. Voici un extrait vidéo de ce même concert: “See Me, Feel Me”, chanson tirée de l’album “Tommy” et tout juste bonne à vous coller des frisson dans le dos. Spéciale décicace à notre ami Fitzcairn, grand fan de Roger devant l’éternel.

Et pour ne rien gâcher, voici les paroles:
See Me
Feel Me
Touch Me
Heal Me

Listening to you, I get the music
Gazing at you, I get the heat
Following you, I climb the mountain
I get excitement at your feet

Right behing you, I see the millions
On you, I see the glory
From you, I get opinion
From you, I get the story

Oui, je suis AUSSI amoureuse de Roger Daltrey, et alors?

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Cette nouvelle sélection fait la part belle à la musique électronique, à quelques nouveautés ainsi que d’autres incontournables.

Les vrais coups de coeur de Sgen à découvrir d’urgence:

* Six Organs of Admittance: une méditation acoustique planante et saisissante

* Stuck in the Sound: du brit-rock mais français – et en mieux

* Bright Eyes: le multi-instrumentiste Conor Oberst et ses accolytes transcendent folk, alt country et chanson intimiste – un bijou

Je laisse la Rata faire son choix, et vous le vôtre.

 

Le choix de la Rata

Cette modeste contribution arrive avec une petite longueur de retard, ayant fêté ma nomination comme il se doit… Mes choix sont sans surprise, je reste encore et toujours fan de bon son britannique. Puisque je m’en vais chez les Anglois la semaine prochaine, je ferai mon habituel pèlerinage chez Fopp, où je me procurerai:

1. Des grands classiques:

  •  ”Station to station” et “Low” de Bowie, c’est-à-dire deux des trois albums qu’il a composés à Berlin à la fin des années 70 (le troisième étant “Heroes”) et qui marquent son virage vers un rock plus froid, plus désabusé (post cure de désintox, pour tout vous dire), avec de nombreuses expérimentations électro. Comme tout ce que fait Bowie avant et après les années 80, c’est magnifique.
  • Wire, “Pink Flag”: classique un peu, voire franchement oublié. Un monument du post-punk.
  • The Jam, “In the City”: un des meilleurs groupes anglais des années 60-70. Ils avaient osé remettre l’esthétique mod (the Who, the Faces, Rod Stewart première période) au goût du jour en pleine période hippie, fallait oser. très célèbres en Albion, ils le sont à peine en France. Petite pensée pour mon pote Anthony M., qui est un de leurs plus fervents admirateurs.
  • Morrissey, “Vauxhall and I”: oui, Morrissey a eu une vie et une carrière après les Smiths, qu’on se le dise. On pourra lui reprocher ses poses, ses envolées lyriques et sa voix qui se permet toutes les audaces, mais je n’en ai cure. Je suis amoureuse de Morrissey, un point c’est tout.
  • “Darklands” et “Psychocandy” de The Jesus and Mary Chain. N’oublions pas l’Ecosse essevépé.

2. Des nouveautés prometteuses: et notamment le dernier Bat for Lashes, “Two Suns”. Quelque part entre Bjork, Feist et Cat Power. Si, si.

3. Un disque américain: le “Live at the Fillmore East” des Allman Brothers. Superbe blues-rock sudiste, mmmm!

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Liste non exhaustive, bien sûr.

Nous invitions d’ailleurs nos chers lecteurs à agrémenter cette liste en nous faisant partager leur propre discothèque.

Tout ceci n’a d’idéal que le nom. D’autres volets sont en préparation.

En ce qui me (la Ratapinhata) concerne, beaucoup de ces disques ont été achetés lors de séjours en Grande-Bretagne, ce beau pays où tout est cher (enfin plus trop maintenant) sauf la bière et les CD. Je recommande tout particulièrement la chaîne de disquaires indépendants Fopp (Londres, Edimbourg, Cambridge, etc) ainsi que les boutiques de la maison de disque Rough Trade, disséminées un peu partout dans Londres (celui de Brick Lane est vraiment très bien).

Enfin, je dois ajouter que j’ai aussi complété ma discothèque grâce à deux ouvrages dédiés aux incontournables du rock

- Rock’n'Roll : La discothèque Rock idéale – 101 disques qui ont changé le monde de Philippe Manoeuvre. Eh oui, il faut bien qu’on lui doive quelque chose à celui-là… Un ouvrage à déconseiller si vous êtes allergiques au jargon rock prisé par l’équipe de rock’n'folk (line-up, frontman, wunderkind, etc.) mais indispensable si vous avez déjà quelques rudiments rock. Le livre vous fait réviser vos classiques et redécouvrir des perles plus ou moins oubliées ou méconnues du grand public (je pense notamment au magnifique “Rock Bottom” de Robert Wyatt, que je n’ai pas encore acheté d’ailleurs, oh la vilaine). Avantage de taille: toutes les pochettes des disques cités sont reproduites en couleur pleine page et grandeur nature (format vinyle). Celle de Motorhead vaut le détour…

- La discothèque parfaite de l’Odyssée du Rock, Gilles Verlant et Thomas Caussé. Le livre reprend la rubrique radio du même nom qui ponctue depuis quelques années l’émission rock du week-end sur Oui FM. Je précise au passage que mon éducation rock doit beaucoup à cette émission, que je ne saurais que trop recommander (10-12h tous les samedi et dimanche). Fidèle à l’esprit de l’Odyssée du Rock, le bouquin s’adresse à la fois aux fans de rock confirmés comme aux néophytes (cf l’excellente définition du rock stoner dans l’article consacré à “Songs for the Deaf” des Queens of the Stone Age), grâce notamment à des tableaux chronologiques et à des encarts de correspondances (du genre, “si vous aimez tel disque, vous aimerez tel autre, etc.)

Sur ce, bon son et bonne lecture!

Sgen Away et la Rata.

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